Marcel Mariën est né à Anvers en 1920. Issu d’une famille pauvre, il était fils unique et, à seulement 15 ans, il quitta l’école pour devenir apprenti photographe.
Lors d’une exposition d’art contemporain à Anvers en 1935, Mariën fit la rencontre du courant surréaliste à travers deux tableaux de René Magritte, rejoignant le groupe surréaliste en 1937, à l’âge de 17 ans. Il participa pour la première fois à l’exposition du groupe, y exposant son premier objet, « L’Introuvable », qu’il avait créé à partir de ses propres lunettes brisées.
Les premières tentatives de Mariën pour exprimer ses idées en photographie furent infructueuses. Ce n’est qu’en 1943 qu’il réalisa sa première photographie avec une vision personnelle distinctive. C’était du pur surréalisme, marqué par les deux thèmes qui caractériseraient sa photographie : l’objet quotidien dépouillé de sa fonction traditionnelle et le corps féminin comme instrument de création. Malgré cette réussite et d’autres photographies réussies, Mariën abandonna bientôt la photographie pour se concentrer sur la création d’objets, le dessin et l’écriture.
Mariën est l’une des figures les plus intrigantes et insaisissables de l’aile belge du mouvement surréaliste, un artiste polyvalent qui expérimenta avec différents médias et créa des œuvres jouant avec la perception de la réalité du spectateur. Membre clé de l’aile belge du mouvement surréaliste, il donna des conférences sur l’œuvre de Magritte, créa les titres de tableaux cruciaux pour l’œuvre de Magritte et organisa une série d’événements controversés avant la lettre, dont la distribution de faux billets sur la côte flamande. Il maintint des contacts étroits avec de nombreux artistes belges et français, avec lesquels il collabora sur des pamphlets, des publications de livres et des expositions.
Le travail de Mariën repose entièrement sur le vocabulaire et le lexique, que l’artiste questionne à travers des images et des objets associés sans hiérarchie.
En 1980, Mariën retourna à ses racines dans la photographie surréaliste, devenant extrêmement prolifique jusqu’à sa mort à Bruxelles en 1993
“La star” 23,5 x 17,5 cm Tirage unique argentique gélatino bromure d’argent 1985